Pour éviter d’abandonner la France au Rassemblement national, une majorité républicaine est possible !
Dans un mois, la France peut avoir un Premier ministre issu du Rassemblement national. Ce qui paraissait une hypothèse d’école à laquelle on ne croyait que mollement est devenu soudain plausible à la faveur de la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par le Président de la République.
Erreur politique majeure ou coup de génie visionnaire ? L’histoire le dira. Ce qui est sûr, c’est que la droite populiste, nationaliste, xénophobe, démagogue, vient d’obtenir près de 40 % des suffrages aux élections européennes. Elle s’apprête à convertir ce score en sièges de députés. Même si l’arithmétique des législatives n’est pas celle des européennes, elle peut devenir demain l’élément central d’une majorité à l’Assemblée nationale et réclamer le poste de Premier Ministre, dans le cadre d’une cohabitation.
Face à ce scénario catastrophique, nous ne croyons pas qu’une coalition de type NUPES version 2, suffise à trouver une majorité alternative. La campagne des élections européennes l’a montré sur les grands sujets : l’Europe, l’Ukraine, le fonctionnement de l’économie, le communautarisme, la laïcité, le respect du bon fonctionnement de nos institutions, en particulier le Parlement, la distance est immense entre les partis réformistes et républicains, d’une part, et la France insoumise, d’autre part. Les Français, dans leur majorité, ne seront pas dupes. Ils ne confondront pas une coalition électorale opportuniste, visant à sauver des sièges de députés, avec un véritable accord de gouvernement fondé sur un programme, seul à même d’assurer une majorité durable et un avenir à notre pays. Jamais les électeurs de gauche modérés ne pourront souscrire à la radicalité de LFI. Bien loin de conjurer le risque d’un gouvernement d’extrême- droite, un attelage contre nature ressuscitant la NUPES en faciliterait l’avènement.
Ne nous résignons pas ! Un autre type d’alliance est possible. Elle doit être large, n’exclure personne de la gauche républicaine au centre et à la droite républicaine, et reposer sur un cœur de priorités partagées :
- la poursuite de la construction européenne ;
- la participation à l’alliance défensive de l’OTAN ;
- le soutien à l’Ukraine contre l’agression russe ;
- l’accélération de la transition environnementale et énergétique ;
- le rétablissement des finances publiques ;
- l’égalité des droits réels pour toutes et tous, et notamment les plus défavorisés, dans le respect de la diversité ;
- la garantie de la sécurité pour toutes et tous, notamment pour les agents du service public, dans le respect absolu du droit ;
- la laïcité de l’Etat ;
- en termes de méthode : le choix du dialogue social, de la concertation et de la confiance dans les corps intermédiaires plutôt que du centralisme technocratique.
Dans la campagne qui s’ouvre, nous appelons donc d’abord les électeurs à ne voter, dès le premier tour et quelles que soient les alliances qu’on cherchera à leur imposer, que pour des candidats qui proclament leur adhésion à ces priorités, socle d’un programme pour une France républicaine et sociale, rayonnant en Europe et dans le monde. Ces candidats seront labellisés.
Nous appelons ensuite à la constitution d’un comité de préfiguration de la future coalition, associant des représentants de tous les partis souscrivant aux priorités énoncées ci-dessus, et préparant un programme de gouvernement, ainsi qu’une stratégie coordonnée visant à présenter un seul candidat par circonscription pour le deuxième tour de l’élection législative, prévu le 7 juillet prochain.
L’enjeu est historique : il s’agit d’éviter que notre pays, en cédant aux sirènes de l’extrême- droite, ne se replie sur lui-même, perde ses repères éthiques et sociaux, sa crédibilité économique, sa capacité à se défendre, sa place dans le concert des nations. Au-delà de nos divergences sur les détails, prenons nos responsabilités pour que nos valeurs républicaines et sociales communes soient préservées. Pour cela, c’est aujourd’hui qu’il faut agir. Demain, il sera trop tard !
Premiers signataires :
Gilles Savary, ancien député PS de la Gironde | Denis Soubeyran, président du Cercle POLLEN | Juliette Méadel, ancienne ministre | Anne-Yvonne Le Dain, ancienne députée PS de l’Hérault | Jean-Louis Gagnaire, ancien député PS de la Loire | Alain Calmette, ancien député PS du Cantal et maire d’Aurillac | Pierre Venteau, ancien député LREM de Haute-Vienne | Marie-Annick Barthe, présidente du Collectif des sociaux-démocrates réformateurs (CSDR) | Sophie Segond, secrétaire générale du Cercle POLLEN | Jean-Paul Tran-Thiet, président du Conseil d’orientation du Cercle POLLEN | Pierre Jarrossay, secrétaire général CSDR | Jean-Pierre Bughin, administrateur, membre du CSDR | Marina Tymen, membre du CA du CSDR et de La Convention | Fabrice Pujos, membre CA du CSDR | Fabienne Mignot, membre du CSDR et colistière aux Européennes | Muriel Vergès-Caullet, consultante, ancienne conseillère régionale BFC | Pierre Bourdereau, consultant, ancien délégué national du PS | Gérard Lefevre, consultant | Catherine Lefevre, présidente du Cercle Pythagore | Christian Perrot, trésorier du Cercle Pythagore | Fabrice Huret, CSDR | Max Delperie, CSDR | Jean-Luc Mathieu, ancien haut-fonctionnaire | Vasilica Charnay | Bernard Dufour
Marie-Noëlle Groch | Pierre Siboni | Thérèse Dhersin | Emmanuel Branger
Philippe Naas | Véronique Revoy | Christine Hallak | Pierre Chabert | Thierry Cerdan | Julien Vuillaume | Nathalie Vautier-Bourdier | Valérie Vila | Jean-Luc Bayard | Bernard Bourdier | Clivy Ride | Richard Bonne | Véronique Bonne | Christian Brisset | Alain Garès | Luc Dauvergne | Patricia Naudon | Nicolas Sartori | Olec Kovalevsky | Patricia Manent | Dominique Camusso | Jacques Louys | Alexandre Brégéon | Jérémy Sebbane, écrivain et scénariste | Carole Méric | Franck Herlange | Véronique Ducreux | David Rouillon | Nadia Maubois | Benjamin Malambic | Régis Plumet | Isabelle Delamarre | Didier Rollin | Laurence Augère Rossignol | Aurélie Gros | Patrick Hummel | Christine Jalicot |. Daniel Bercovici | Philippe Presti | Bernard Crétin | Ludovic Hernandez | Arnaud Boehrer, fonctionnaire et ancien délégué syndical | Daniel Bordon | Philippe Soulier | Sandrine Bertaud | Marianne Osoha | Theo Fogelman | Messaoud Khendoudi | Florence Pavaux-Drory | Nicolas Groch | Alain André | Jeremy Eldid, conseiller municipal de Limoges et conseiller communautaire de Limoges Métropole | Pierre Sbabo | Jean-Paul Bouhelier | Sylvie Legros | Dominique Bricot | Yvon Henry | Isabelle Catto | Nicole Jozwiak | Stanislas Jozwiak | Pascale Renaud | Tu Le Trung | Daniel Bercovici | François Dufresne de Virel |
